L'IFORD- Lauréat du Prix des Nations Unies pour la Population

L’IFORD et l'école des hautes études commerciales

L’IFORD et l'école des hautes études commerciales

L’IFORD ET L’ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES (HEC) – PARIS : ENSEMBLE SUR LE RENFORCEMENT DES CAPACITES DES SYSTEMES D’ETAT CIVIL AFRICAINS

Une réunion d’analyse de la faisabilité technique d’un projet de formation des principaux acteurs des systèmes d’Etat Civil en Afrique a réuni le vendredi 27 août 2021 à partir de 10 heures au siège de l’IFORD : L’Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD), représenté par : Dr. MBOKO IBARA Steve Bertrand, Administrateur ; Prof. BENINGUISSE Gervais, Directeur de la Recherche, de la Coopération et de l’Appui Technique ; Dr. BOUBA DJOURDEBE Franklin, Directeur de l’Administration et des Finances p. i ; Dr. KONE HAMIDOU, Chef Service de la Formation initiale ; Mme SOP NGAMOUGOU Marie, Chargée de la Communication et des Relations publiques. Et l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales (HEC)-Paris, représentée par Mme DUFOUR Armelle, Executive Education (Global Business Development). Du regard des deux parties, il ressort que dans la plupart des pays d’Afrique, le système d’état civil (SEC) tel qu’il fonctionne aujourd’hui est de fondement colonial. Ainsi, l’observation des SEC laisse entrevoir une diversité des trajectoires coloniales suivis par différents pays du continent. En outre, leur histoire politique, économique et sociale a plus ou moins influencé le fonctionnement de leur SEC, de même que les réformes qui se sont succédées depuis les indépendances. Ils se sont progressivement modernisés sans véritablement déboucher sur une universalisation des déclarations des faits d’état civil. Après plus de quatre décennies d’existence et d’efforts de modernisation, force est de reconnaître que les SEC en Afrique se heurtent encore à d’importants insuffisances et dysfonctionnements tant sur le plan de la couverture géographique que de l’exhaustivité de l’enregistrement des faits (naissances, mariages et décès). Plusieurs pays africains ont entrepris ces dernières années des processus d’amélioration de leur système d’état civil et bénéficient en cela de l’appui technique de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique à travers le Programme APAI/CRVS en vue de répondre aux défis urgents de modernisation et d’amélioration de l’offre de statistiques sociales pour le développement. Mais le système semble tourner en rond par manque de moyens financiers et de ressources humaines locales bien formées.

C’est pourquoi l’IFORD, l’HEC-Paris, CIVIPOL et l’ENSEA veulent mutualiser leurs forces pour créer une dynamique d’amélioration continue du SEC basée sur la formation des cadres africains à la gestion des systèmes d’état civil africains. Cette formation couvrira prioritairement cinq pays (le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ; le Mali et la République Centrafricaine). Mais il a été convenu de commencer la formation avec deux pays pilotes ayant à peu près le même niveau de modernisation de leur système d’état civil et l’un en Afrique de l’ouest et l’autre en Afrique centrale. Ainsi, le Cameroun et la Côte d’Ivoire ont été ciblés. Ces deux pays serviront d’exemples incitateurs pour les autres. La formation couvrira tous les aspects de l’état civil à savoir l’historique, les cadres juridique et institutionnel, les politiques et programmes de modernisation de l’état civil ; la production et la diffusion des statistiques vitales et leur intégration dans les systèmes statistiques nationaux. Cette formation se fera tant en présentiel qu’à distance.

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